Pure fiction : la souveraineté numérique sans l'open source


Selon une nouvelle étude de Red Hat, la souveraineté numérique est une priorité absolue pour 80 % des entreprises allemandes interrogées. La souveraineté numérique est passée d'une simple tâche de conformité à une exigence commerciale fondamentale. Quatre domaines doivent être pris en compte : les données, la technologie, l'exploitation et la réglementation. Mais quelles sont les mesures qui aident concrètement les entreprises à atteindre la souveraineté numérique ?
Thèse 1 - Utiliser l'open source : Red Hat est convaincu que seuls l'open source, les normes ouvertes et les plates-formes à code source ouvert permettent une véritable souveraineté. Après tout, l'open source offre la transparence et la vérifiabilité dont les entreprises et les autorités de contrôle ont besoin. Les technologies ouvertes à la source rendent transparente la manière dont les données sont traitées et empêchent le verrouillage par le fournisseur. Sur cette base, les entreprises peuvent intégrer leurs propres services, combler plus rapidement les failles de sécurité et innover sans dépendance. Dans l'enquête menée par Red Hat, 96 % des personnes interrogées déclarent également qu'une stratégie open source est le levier essentiel de la souveraineté numérique.
Thèse 2 - Utiliser des environnements cloud souverains : Seul un cloud souverain, adapté aux exigences légales, opérationnelles et de sécurité d'un pays donné, signifie un contrôle total sur les données, les charges de travail et les processus, tant sur le plan technique qu'organisationnel. Les entreprises peuvent déterminer elles-mêmes où se trouvent leurs données, comment elles sont traitées et qui y a accès. Il devrait ainsi être possible de conserver les données dans sa propre infrastructure, chez un fournisseur ou dans un environnement hybride. C'est là qu'intervient un environnement de cloud hybride ouvert. Il relie les propres centres de calcul aux offres de cloud public et permet de déplacer les charges de travail selon les besoins, sans être lié à un seul fournisseur. C'est la seule façon de respecter les exigences réglementaires et de profiter de la vitesse d'innovation du cloud.
Thèse 3 - Faire avancer les initiatives européennes : Des initiatives telles que Gaia-X sont également importantes pour le développement d'infrastructures cloud souveraines en Europe. Elles établissent des normes centrales pour la souveraineté des données et l'interopérabilité. En outre, les projets de normalisation spécifiques à certains secteurs, comme Catena-X, sont importants dans l'industrie automobile. Red Hat lui-même a toujours misé sur des normes ouvertes. Toutes les plates-formes - de Red Hat Enterprise Linux à Red Hat OpenShift et aux solutions d'automatisation - sont conçues de manière ouverte et peuvent ainsi servir de pont entre différents environnements de cloud.
Thèse 4 - Utiliser des architectures interopérables et des interfaces ouvertes Il est important que les entreprises utilisent des architectures informatiques modulaires avec des interfaces standardisées. Cela facilite l'échange de composants individuels et réduit la dépendance vis-à-vis de solutions complètes monolithiques. Les API basées sur des normes ouvertes permettent d'intégrer différents systèmes, d'éviter l'apparition de nouveaux silos et de créer des espaces de liberté pour les choix technologiques futurs.
Thèse 5 - Développer la gouvernance des données : Enfin, les entreprises doivent définir et mettre en œuvre des modèles clairs de gouvernance des données. Cela implique de déterminer avec précision où les données sont stockées, comment elles sont cryptées et utilisées dans toute l'entreprise. En outre, les mesures techniques correspondantes doivent être prises. Il s'agit par exemple du cryptage des données au repos (Data at Rest), en transit (Data in Transit) et en cours d'utilisation (Data in Use), de la gestion des clés de cryptage sous contrôle propre et de concepts d'accès stricts afin de garantir une véritable souveraineté des données.
Il existe donc différentes approches qui, combinées, peuvent contribuer à renforcer la souveraineté numérique. Le lien décisif est ici l'open source. En utilisant l'open source, les entreprises peuvent se positionner de manière moins dépendante des influences géopolitiques ou des fournisseurs de logiciels propriétaires. De nombreux signes indiquent que cela n'a jamais été aussi important qu'à l'heure actuelle.
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